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Le guide pratique pour l’achat d’un bien immobilier en Suisse

Ressortissant suisse ou européen, vous réfléchissez à vous lancer dans un projet immobilier en Suisse. Voici donc tout ce qu’il faut savoir pour devenir propriétaire dans ce beau pays niché au coeur des Alpes !

Accés rapide

Qui peut se lancer dans l’achat d’un bien immobilier en Suisse ?

Bien entendu, tout citoyen suisse peut acheter un bien immobilier, quel qu’il soit (maison, appartement, résidence principale, résidence secondaire, investissement locatif…).

 

Qu’en est-il des citoyens étrangers ?

 

● Tout ressortissant de l’UE et de l’AELE habitant en Suisse et justifiant d’un permis B ou C, peut acheter un bien immobilier en Suisse, sans condition ou autorisation ;
● Les travailleurs frontaliers peuvent acquérir une résidence secondaire, à condition d’adresser une demande d’autorisation spécifique auprès du canton concerné.

 

Notons tout de même que, même si l’acquéreur peut acheter sans condition préalable, il sera malgré tout soumis aux contraintes administratives qu’implique un prêt à la banque en Suisse.

Financer un projet d’achat immobilier en Suisse

Comme nous venons de le souligner, le prix de l’immobilier en Suisse est relativement élevé. Pour cette raison, le pays compte relativement peu de propriétaires (34% des ménages contre 50% chez ses voisins français). Par ailleurs, la fiscalité suisse est plus profitable aux locataires qu’aux propriétaires, ce qui ne fait que confirmer la tendance.


Pour remédier à ce constat, les banques suisses ont dû trouver des alternatives de financement à proposer à leurs clients, dont le financement sous forme de prêt hypothécaire. Une pratique assez courante (notamment chez le Crédit Suisse, UBS ou dans de nombreuses banques de cantons), qui permet à l’acquéreur d’amortir plus facilement l’emprunt du capital qu’il emprunte.


Pour faciliter les démarches et trouver le meilleur financement qui soit, beaucoup d’acheteurs font appel à un courtier. En effet, certains préfèrent se reposer sur un professionnel qualifié pour faire le tour des banques et trouver les conditions d’emprunt les plus intéressantes pour leur projet immobilier (surtout lorsque la Suisse n’est pas leur lieu de résidence).


En définitive, si vous voulez investir, soyez ouvert sur les méthodes de financement.

Un prêt hypothécaire pour un achat immobilier en Suisse, que faut-il savoir ?

Pour financer votre achat immobilier, vous avez finalement décidé d’opter pour un prêt hypothécaire. Avant de vous faire une proposition de taux, la banque évalue votre projet en deux temps :


1. Elle étudie avec attention votre projet immobilier : le bien que vous souhaitez acquérir (son montant, sa localisation, ses caractéristiques) ; votre situation ; vos ressources financières.
2. Sur la base de ces éléments, elle évalue la viabilité du projet et décide si elle vous suit ou non.


Pour décider si, oui ou non, elle décide de financer votre projet, votre banque va prêter une attention toute particulière à deux points :


● Les fonds propres : en règle générale, la banque vous demande un apport financier d’au moins 20% du montant du bien immobilier. Depuis 2012, les banques suisses imposent également un maximum de 10% pour les fonds propres constitués par un deuxième pilier.
● Le taux d’endettement : il s’agit du rapport entre vos mensualités d’emprunt et vos revenus. On obtient ainsi un ratio, qui doit rester inférieur ou égal à 33%. En parallèle, la banque s’assurera qu’au moins 30% du bien soit amorti au bout de 30 ans maximum. Sans cela, peu de chances que la banque vous suive.


Dernier point important si vous ne résidez pas en Suisse : bien souvent, les fonds propres pour l’apport ne sont pas en francs suisses. Pour éviter les mauvaises surprises et les pertes sur le change (certaines banques appliquent des marges importantes sur ces opérations), nous vous conseillons vivement de passer par un service spécialisé, directement sur place. Sur une transaction immobilière, les économies peuvent rapidement monter à quelques milliers d’euros.

Achat immobilier en Suisse et frais de notaire, comment ça se passe ?

Comme pour tout achat immobilier, le passage par un cabinet de notaire est obligatoire. En matière de frais, il faut en général compter entre 0,1% et 0,5% du prix de vente du bien.

 
Information pratique : selon les cantons, le système d’honoraires n’est pas le même. On distingue :


● la facturation via honoraires libres ;
● la facturation via honoraires mixtes ;
● la facturation via honoraires étatiques.


En ce qui concerne les honoraires libres et mixtes, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de plusieurs cabinets pour comparer les prix.

Qu’est-ce que l’impôt sur la valeur locative ?

Autre spécificité à connaître sur l’immobilier en Suisse, l’impôt sur la valeur locative.

 

Concrètement, c’est un impôt qui s’applique à tous les propriétaires et qui est calculé selon la valeur à laquelle le bien en question pourrait être loué.

 

L’impôt sur la valeur locative est un point qu’il faut absolument avoir en tête au moment de monter votre dossier de financement. Plus vous choisirez un amortissement élevé pour votre prêt hypothécaire, plus le montant de l’impôt sera conséquent.

Qu’est-ce que le droit de mutation ?

Pour finir, il faut savoir que l’achat d’un bien immobilier en Suisse implique un droit de mutation. Il s’agit ici de frais, appliqués à toute transaction immobilière. Ceux-ci sont à la charge de l’acheteur et du vendeur, répartis équitablement. Ils sont calculés selon le prix de vente du bien et diffèrent selon les cantons.


Notons toutefois que le droit de mutation est contesté dans plusieurs cantons, et que beaucoup souhaiteraient sa suppression pure et simple.

Vous savez désormais tout ce qu’il faut savoir sur l’achat immobilier en Suisse. Pour en savoir plus, ou vous faire accompagner dans vos démarches, n’hésitez pas à faire appel à nos services.

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